Success Stories
Service public fédéral de l’Intérieur belge
Client:
Service public fédéral de l’Intérieur belgeEnjeu
- Créer un système d’identité électronique hautement sécurisé pour l’ensemble des ressortissants belges.
Solution :
- Une carte d’identité électronique, qui permet de lire et de valider électroniquement les données relatives à l’identité.
Résultats :
- Un système d’identité abordable (entre 10 et 15 euros par carte) et flexible.
- Un système hautement sécurisé avec des capacités d’authentification et de signature électronique.
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La carte d’identité électronique, grâce à laquelle il est déjà possible de contrôler électroniquement les identités des détenteurs, va bientôt permettre aux 10 millions de ressortissants belges de déclarer leurs impôts, d’ouvrir des comptes bancaires et d’effectuer des achats sur Internet.
A l’origine, CSC a modernisé ces cartes d’identité électroniques pour permettre au gouvernement belge de développer des opportunités électroniques gouvernementales, d’accroître la sécurité et de développer les technologies.
"La carte devait à la fois représenter un document d’identification hautement sécurisé, utilisé de manière visuelle et électronique par les organismes chargés de l’application de la loi, et supporter le e-gouvernement et les applications métier," commente Daniel Frauman, consultant pour CSC European Consulting Central Group. "Par ailleurs, elle devait être simple d’utilisation et financièrement abordable."
CSC a donc conçu la carte d’identité électronique dans le but de permettre la lecture et la validation électroniques de données relatives à l’identité, d’authentifier ces données à distance (par exemple, via Internet) et de fournir une signature électronique pour les e-documents. L’identité et la photo du détenteur de la carte, archivés électroniquement et imprimés sur la carte, peuvent être vérifiées lors de l’insertion de la carte dans un lecteur spécifique, utilisé pour les transactions Internet et équipé des technologies adéquates pour signer des documents. Les données archivées dans la puce sont protégées par une signature électronique gouvernementale, permettant ainsi de lire et de vérifier la carte sans intervention humaine.
La collaboration au cśur de la réussite du projet
Au cours d’une étude de faisabilité menée en 2001, CSC s’est entretenu avec les municipalités belges, la police, les organismes de sécurité sociale et les éditeurs de logiciels afin de négocier les termes de l’acquisition de la solution, de définir les fonctionnalités et les composantes de sécurité requises et d’estimer le coût de la mise en śuvre de ce projet pour le gouvernement. CSC a aidé le gouvernement à choisir les prestataires de services de certification et de conception de la carte. CSC a également défini le cahier des charges suivant lequel les cartes d’identité électroniques devraient fonctionner, et a travaillé avec les fabricants de cartes pour concevoir les fonctionnalités de la puce, le logiciel de support et l’environnement d’échange de données, de production et de tests.
Dans le cadre du lancement d’une carte pilote en 2003, le gouvernement a distribué aux citoyens, aux compagnies et aux administrations de 11 municipalités une solution logicielle intégrant l’authentification eID et la validation des données relatives à l’identité dans une seule et même application. Le déploiement global des cartes sur l’ensemble du pays a démarré en 2004 et se déroulera sur les trois à cinq années à venir.
Plusieurs pays se déclarent intéressés par le concept de carte d’identité électronique et tentent de rendre cette carte abordable pour leurs ressortissants. En Belgique, les ressortissants paient environ 10$ la carte et 15$ pour un lecteur de carte. Une part de ce coût est réinjectée dans les fonctionnalités d’authentification et de signature électronique, ce qui permet d’utiliser la carte pour les transactions commerciales effectuées sur Internet. Si le gouvernement n’avait pas proposé cette option aux citoyens, ils auraient dû payer près de 100 fois le prix pour obtenir la carte.
Des opportunités dans le monde entier
La décision de moderniser des papiers d’identité dépend des besoins du pays concerné. Cependant, de multiples usages peuvent être faits de la carte d’identité électronique, incluant le maintien de la sécurité nationale, les contrôles d’immigration, les contrôles anti-terroristes et même les élections. La préoccupation première de la Belgique était l’e-gouvernement, mais le succès qu’a connu la carte rebondit aujourd’hui sur les applications commerciales.
"Ce projet permet à la Belgique de se positionner comme avant-gardiste en matière de solutions d’identification électroniques et de relations entre les administrations et les citoyens Belges," souligne Luc Vanneste, Directeur Général Population et Institution auprès du service public fédéral de l’Intérieur. "Avec l’avancée des technologies et le vote de nouvelles législations, pourquoi ne pas développer le concept et concevoir une carte intégrant d’autres paramètres, et pas seulement l’identification?"
Le secteur privé belge a déjà commencé à intégrer la carte d’identité électronique dans d’autres environnements, notamment le secteur bancaire. La carte d’identité électronique sera notamment utilisée comme outil d’authentification dans les applications e-bancaires et les terminaux points de vente pourront sous peu accepter les cartes d’identité électroniques. Les bureaux de poste seront bientôt équipés de lecteurs permettant de vérifier les lieux de résidence des destinataires de courriers AR. L’intégration de données spécifiques aux industries dans la carte d’identité électronique pourra, à l’avenir, permettre également une utilisation pour la sécurité physique, l’accès aux sites Web et aux portails, l’e-procurement, les transactions relatives à la santé, la facturation électronique et pourrait même être couplée avec une carte étudiant, une carte de municipalité ou une carte de santé.
La compatibilité de la carte d’identité électronique avec les applications telles que Microsoft Outlook, Microsoft Office et Adobe Acrobat lui confère une réelle flexibilité. En février 2005, Bill Gates a fait valoir son soutien au projet de carte d’identité électronique et au développement de nouveaux produits Microsoft. Marc Stern, manager au sein du groupe Security Solutions pour CSC Belgique, a annoncé que CSC collaborait d’ores et déjà avec plusieurs éditeurs de logiciels majeurs pour exploiter la technologie eID. "Aujourd’hui, de nombreuses entreprises soutiennent le projet, et des éditeurs de logiciels leader modifient leurs applications pour inclure les fonctionnalités étendues de la carte eID," analyse Marc Stern. "La résultat est plutôt motivant."
La carte d’identité électronique belge a reçu en 2005 un «Award for Technical Excellence», la récompense la plus prestigieuse décernée au sein du groupe CSC.

