Des entreprises soumises à une pression inédite
Le rôle de l’informatique et de la DSI est devenu éminemment stratégique dans des entreprises soumises à des pressions inédites par leur nature et leur ampleur. Pression de la part des concurrents toujours plus agressifs, tout d’abord. Pression des clients qui attendent de la réactivité et une présence sur tous les canaux avec, pour les entreprises, la nécessité de collecter, stocker et traiter un volume considérable de données client (le phénomène Big Data). Pression enfin des collaborateurs qui veulent pouvoir utiliser au travail les mêmes terminaux, applications et logiciels que dans leur environnement privé.
Désormais, en effet, l’innovation technologique n’est plus portée par la demande des entreprises mais par la satisfaction du désir des utilisateurs (consumérisation de l’informatique).
Des réponses technologiques
Pour faire face à ces défis, les entreprises peuvent s’appuyer sur les nouvelles technologies. Face au « déluge » d’informations numériques, le cloud computing offre, non pas des serveurs dédiés aux clients, mais de la place et de la puissance de calcul pour stocker ou faire circuler les données sur n’importe quel serveur en fonction de la disponibilité. Une flexibilité qui répond aux attentes d’entreprises comme Andritz, un des leaders mondiaux de la production d’énergie hydroélectrique. « Le domaine de la virtualisation revêt à nos yeux une importance croissante, tout comme le cloud computing, qui nous permettrait de proposer les mêmes services informatiques dans différents sites et chantiers, y compris les plus petits, » explique Klaus Glatz, le DSI de l’entreprise.
Face à la consumérisation de l’informatique, nombre d’entreprises optent pour une démarche BYOD (Bring Your Own Device) et donnent la possibilité à leurs collaborateurs d’utiliser leurs propres terminaux mobiles et applications au bureau. Cette démarche apparaît aujourd’hui comme un formidable levier de motivation. Ou comment la DSI se retrouve au cœur des questions RH. Mais au-delà de cet aspect et des économies d’équipement en terminal, le BYOD constitue un levier de transformation de l’entreprise qui peut y gagner en réactivité, flexibilité mais aussi en standardisation et homogénéisation des processus. Une réponse fortement attendue au besoin d’uniformisation et de cohérence.

