News Article -- February 27, 2008
Assurance : en quête de solutions globales
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La multiplication des défis auxquels font face les grands groupes d’assurances les pousse à rechercher des partenaires leur proposant des offres globales adaptées à leurs besoins
L’importance de l’accompagnement stratégique
Les évolutions de fond du secteur impliquent en premier lieu un accompagnement des assureurs, pour les aider à penser et repenser leur stratégie. Le métier de conseil prend alors une place importante dans l’offre globale de services. «Les fournisseurs de solutions globales doivent être en mesure d’accompagner la réflexion des assureurs sur leur stratégie pour les décennies à venir», explique Lieven Verhaevert, partner chez CSC. Mais le conseil ne s’arrête pas à la stratégie. Il faut également pouvoir conseiller le client sur l’optimisation de ses processus comme, par exemple celui de l’acceptation médicale, ou encore sur l’amélioration des relations entre assurance et gestion d’actifs.
De même, la démarche de conseil peut concerner l’accompagnement du changement, le remodelage des canaux de distribution ou les projets d’adaptation aux législations de type Solvabilité. En effet, «l’évolution du cadre réglementaire Solvency permet aux gestionnaires de risques d’affiner leurs calculs, afin d’immobiliser moins de capitaux. Pour cela, ils ont besoin d’outils de calcul de plus en plus précis et performants», souligne Lieven Verhaevert. Plus généralement, l’évolution du paysage juridique pousse les assureurs à améliorer leurs outils et processus pour assurer leur mise en conformité.
Intégrer des solutions pour ancrer les projets dans la réalité
Dans cette complexité croissante, la valeur ajoutée d’une offre d’intégration de solutions prend tout son sens. Celle-ci se décline en trois axes majeurs :
- la définition d’une stratégie d’intégration de solutions, par exemple en pensant la transformation d’un back-office, en définissant les besoins, l’architecture fonctionnelle future et, si nécessaire, en sélectionnant les éditeurs ;
- l’assistance à la transformation, qui peut, en fonction de la demande du client, correspondre à une optimisation de l’existant, à un développement sur mesure ou à la proposition de solutions packagées (voir encadré), ce qui projette le fournisseur de services au cśur de l’activité et du métier d’assureur. Une démarche qui s’inscrit évidemment dans le long terme (de neuf mois à quatre ans) ;
- l’accompagnement de cette transformation dans l’organisation du client (« change management »).
Si le recours à l’externalisation ne fait pas encore l’unanimité parmi les assureurs, certains leaders du secteur, tels que Zurich Financial Services, ont sauté le pas. La sous-traitance s’avère en effet intéressante pour certaines de leurs activités, et surtout pour s’adapter à la nouvelle donne et préserver leur compétitivité.
Le positionnement end to end d’un fournisseur de services implique alors de prendre en charge un large spectre d’activités clés des assureurs : gestion d’infrastructures (téléphonie, serveurs, monitoring), gestion d’applications (gestion et corrections d’applications) ou de prise en charge des processus métiers dans leur intégralité (comme la gestion des sinistres, par exemple). L’objectif étant que le client se concentre sur son cśur de métier. «Nous savons que l’externalisation existe, nous y pensons», explique-t-on chez Fortis.
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