Innovation : Quand les DSI accélèrent le mouvement
Article -- Juillet (mois) 11, 2011
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Alors que les cycles de décisions s’accélèrent, le DSI se fait pilote et le garant de l’agilité des organisations. A lui d’appréhender au mieux les projets collaboratifs, de s’adapter aux utilisateurs 2.0… et face à ces nouvelles technologies, de faire évoluer la gouvernance des systèmes d’information. Le Baromètre CIO 2011 de CSC a interrogé 160 DSI de tous secteurs dans le monde et délivre les principales tendances et perspectives de la fonction.
En quête d’agilité au sortir d’une période difficile, les entreprises trouvent de plus en plus dans les nouvelles technologies les leviers permettant de rendre les organisations plus agiles et plus intelligentes. Les DSI peuvent et doivent favoriser l’adoption d’outils qui permettent de répondre aux besoins des organisations mais aussi des métiers. Ils peuvent ainsi contribuer d’avantage à la stratégie, à l’excellence opérationnelle des métiers ainsi qu’à la création de valeur…
d’innovations
Les DSI peuvent aider l’entreprise à passer d’organisations plus légères (grâce à la réduction des coûts et l’optimisation des processus) à des organisations plus intelligentes.
Ces dernières permettent d’anticiper les risques et de s’adapter rapidement aux nouvelles donnes financière, économique, politique et technologique. Elles le peuvent, en accélérant l’adoption des nouveaux outils collaboratifs et les nouvelles opportunités du cloud computing.
Pour 78% des personnes interrogées dans le Baromètre CIO (contre 59% en 2010), les DSI sont désormais attendues - avant tout - « sur leur leadership en matière d’innovation et de création de valeur par les nouvelles technologies ».
Certaines entreprises l’ont compris et commencent à transformer leurs réseaux en écosystèmes participatifs. Mais, selon les analystes, d’ici 2015, 80 % d’entre elles n’appliqueront toujours pas une approche cohérente de l’information circulant dans les médias sociaux. Une inertie qui pourrait bien priver l’entreprise de certaines opportunités.
« Ces mutations largement technologiques représentent un défi, elles posent des questions de sécurité, de gouvernance, d’appropriation…, analyse Claude Czechowski, président de CEO de CSC, Europe de l’Ouest et du Sud. Mais elles sont porteuses d’excellence, d’innovation, d’agilité. Elles constituent à ce titre une réelle opportunité pour l’entreprise comme pour le DSI. »
+ en ligne avec la stratégie de l’entreprise
Pour 72% des directeurs informatiques du Baromètre, l’implication croissante de la DSI dans la stratégie de l’entreprise constitue l’évolution la plus marquante de ces dernières années.
« Notre premier enjeu, explique Frédéric Ribau, directeur des systèmes informatiques EMEA de Yahoo, a été de renforcer notre alignement sur la stratégie de l’entreprise afin d’éviter tout éparpillement. Depuis deux ans, la DSI s’est vraiment rapprochée des décideurs de chaque département afin de conduire une réflexion conjointe, très en amont dans les processus. L’objectif est de développer des projets en adéquation avec la ligne de l’entreprise et parfaitement calibrés sur les attentes des métiers.»
Une contribution renforcée par un glissement dans les objectifs des entreprises, aujourd’hui moins focalisées sur la réduction des coûts ou l’optimisation des processus que sur la collaboration, l’échange et le partage. C’est en effet dans le savoir collectif que l’entreprise entend désormais puiser afin d’innover et de créer de la valeur.
+ d’implication dans l’évolution et le fonctionnement des métiers
Le développement de l’agilité et de la rapidité s’impose dans tous les projets et concerne donc chaque métier. D’après le baromètre, l’implication des DSI dans les changements ou dans les évolutions des métiers aurait même tendance à augmenter légèrement (67 % en 2011 contre 64 % en 2010).
En ligne avec les attentes des clients en matière de réactivité, les entreprises mettent en œuvre de nouvelles façons de travailler pour améliorer la collaboration, la performance, et la créativité des salariés, indépendamment de l’endroit où ils se trouvent. On parle de médias sociaux, d’outils Web 2.0, de smartphones, de connexions Internet en mobilité mais aussi des nouvelles applications du cloud computing. Des outils dont la mise en œuvre dépend des choix du DSI chargé d’adapter l’organisation et les infrastructures technologiques, tout en se focalisant sur les priorités métiers. « Nous devons travailler main dans la main avec les métiers, parler le même langage et nous engager avec eux dans de vrais projets de reengineering, » confirme Richard Valenti, directeur général adjoint et DSI de Generali France.
+ de création de valeur
La contribution du DSI à la création de valeur est désormais plus forte. « Il s’agit, aujourd’hui, de bien comprendre la stratégie business pour proposer les solutions technologiques qui vont aider à créer de la valeur, » explique Ahmed Bennour, directeur des services et des systèmes d’information d’Areva. Les DSI doivent prendre leurs responsabilités en ouvrant l’entreprise aux nouvelles technologies désormais intégrées dans le “business”. Peu onéreux, ces outils permettent d’améliorer l’implication des collaborateurs et de toutes les parties prenantes engagées dans les processus de conception, production et distribution des produits et services… même si elles sont dispersées dans l’espace et dans le temps. La collaboration sociale facilitant, en outre, la détection d’experts, le partage des connaissances,
la conservation des savoir-faire, la résolution plus rapide des incidents et l’interactivité avec les clients... Une inépuisable source de valeur.
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