News Article -- Aout (mois) 26, 2009
Impact de la crise financière 2009 sur les acteurs du secteur bancaire et financier : le retour de l'optimisme
L’étude* menée pour CSC auprès de ses clients, issus du secteur financier, montre que 56% d’entre eux se déclarent optimistes quant à l’activité de leur entreprise dans le contexte actuel de la crise. Par ailleurs, ils sont 74% à penser que la crise a déjà changé le fonctionnement de leur entreprise et 22% à considérer que l’enjeu majeur face à la crise est l’adaptation de l’entreprise et de sa stratégie au nouveau contexte. Pour Guillaume Cazauran, vice-président de CSC en charge du secteur Banques et Assurances : « La crise actuelle bouleverse en profondeur le mode de gestion et de fonctionnement des acteurs des services financiers. Certaines décisions de mutualisation ou d’industrialisation ont déjà surpris par leur envergure et le phénomène ne fait que commencer ».
Profondément touché par la crise économique et financière, le secteur financier fut l’un des premiers à devoir réagir, en déployant toute une palette de stratégies pour faire face aux difficultés mais aussi pour se préparer à la sortie de crise. Forte de son expertise dans ce secteur, CSC a donc souhaité évaluer, d’une part, l’impact de la crise actuelle sur ce segment particulier de sa clientèle et, d’autre part, les principaux enjeux auxquels il était confronté.
La crise est considérée comme grave mais ses effets semblent être atténués par la réactivité dont les entreprises du secteur ont fait preuve.
Les résultats de l’enquête montrent que, finalement, la crise et ses conséquences ne devraient pas aggraver fortement la situation en 2009 par rapport à 2008.
Sans nier l’importance de la crise, qui aura pour l’entreprise des conséquences graves pour 62% des personnes interrogées (notamment pour le secteur bancaire où le pourcentage passe à 67%) et qui durera plus d’un an pour 77% d’entre elles (93% pour les sociétés du secteur de l’assurance et 73% pour celles du secteur bancaire), 56% des répondants se disent toutefois optimistes quant à l’activité de leur entreprise.
Ce dernier résultat est à corréler au fait que les entreprises du secteur financier ont apparemment déjà réagi à la crise en faisant évoluer le fonctionnement de leur activité : si pour 21% des personnes interrogées le changement va avoir lieu dans les semaines à venir ou à plus long terme (5% estimant tout de même que la crise ne changera en rien le fonctionnement de leur entreprise), 74% estiment que ce changement a déjà eu lieu au sein de l’entreprise.
Les enjeux générés par cette crise concernent en priorité le court terme : l’adaptation à la crise et le maintien ou le retour à la rentabilité.
La crise et l’émergence des risques opérationnels ont contribué à la remise en cause des modèles et ont par conséquent incité les acteurs du secteur vers la voie du changement.
Les résultats obtenus lors de cette étude permettent d’appréhender les priorités actuelles des entreprises du secteur : elles apparaissent essentiellement liées au maintien de leurs positions sur les marchés, à la nécessité de se réorganiser pour s’adapter au nouvel environnement de l’après-crise et enfin à la maîtrise des risques et des coûts.
Parmi les grandes familles d’enjeux cités, celle de la recherche de profitabilité arrive en tête avec 36% des répondants. A noter que des familles d’enjeux à plus long terme, tels l’amélioration de la qualité (contrôle des risques et restauration de la confiance vis-à-vis des clients) ou les aménagements internes (fusion, réorganisation,…) sont respectivement citées par 26% et 8% des participants à l’étude.
Dans le détail, les principaux enjeux concernent l’adaptation et la gestion de la crise (1er enjeu cité, 22% des répondants) puis le maintien ou le retour à la rentabilité/liquidité (21% des répondants). Vient ensuite le contrôle des risques, qui n’est cité comme un enjeu majeur que par 14% des répondants. L’optimisation des coûts n’est pas jugée prioritaire, seuls 9% des répondants l’ayant cité comme premier enjeu résultant de la crise.
Au sujet de cette étude, Guillaume Cazauran, Vice-Président de CSC en charge du secteur Banques et Assurances, a déclaré : « Les résultats de cette étude reflètent une tendance qui commence à émerger au sein du secteur financier, à savoir le retour d’un certain optimisme dû pour l’essentiel à la bonne tenue de certains marchés et à une dégradation finalement relative des risques. La liquidité est revenue avec la confiance et les services financiers font plutôt face dorénavant à une crise de rentabilité. Quel que soit le métier le PNB et les marges s’effritent. Dans ce contexte déjà difficile, Les exigences des autorités de tutelle s’accroissent et l’équation économique devient difficile à résoudre. C’est pour cela que plus personne ne s’interdit des réflexions de mutualisation entre pairs voire de recours à des partenariats avec des industriels de l’informatique et des services comme CSC »
Méthodologie
Etude menée par l’Institut TNS-Sofres au cours du deuxième trimestre 2009 auprès d’un échantillon de 77 clients français de CSC, qui se compose pour 82% de banques et pour 18% de groupes d’assurance (groupes français et filiales en France de groupes étrangers), toutes les directions de l’entreprise étant représentées. L’intégralité de l’étude est disponible sur www.csc.com
*A la fin de l'article
Liens associés
Télécharger l’enquête sur l’impact de la crise financière dans le secteur bancaire et financier
En savoir plus sur les perspectives de croissance d’après crise
Vous souhaitez de plus amples informations ? Contactez-nous !
